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L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 80% environ de la population vivant dans la région africaine (8 0 à 85% au Bénin) recourent à la médecine traditionnelle pour leurs besoins en soins de santé. Cette réalité est prise en compte dans la Déclaration d'Alma-Ata (1978) et les orientations de la Politique Régionale de Santé pour Tous au 21 ème siècle qui soulignent l'importance de la médecine traditionnelle en matière de soins de santé primaires. De même, les Chefs d'Etat africains ont, lors des Sommets de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA), maintenant l'Union Africaine (UA), qui sont tenus à Abuja (Nigeria, 2001) et à Lusaka (Zambie, 2001), déclaré respectivement que la recherche en médecine traditionnelle doit être une priorité et que la période 2001-2010 doit être déclarée « Décennie de la médecine traditionnelle africaine ». Cette orientation stratégique définit les bases de l'institutionnalisation et du renforcement des aspects organisationnels de la médecine traditionnelle dans les pays de la Région africaine.
Aujourd'hui, la médecine traditionnelle marque son retour, quarante décennies après les indépendances, en raison d'une combinaison de facteurs culturels, psychosociaux et économiques : récession économique, hausse sans cesse continue du prix des médicaments modernes, recrudescence de certaines maladies et les limites de la médecine moderne, paupérisation des populations, etc.
Au Bénin, la concrétisation des différentes résolutions adoptées par les Chefs d'Etat et de Gouvernement africains s'est soldée par la création au Bénin, en 1996, du Programme National de la Pharmacopée et de la Médecine Traditionnelles (PNPMT), en application des résolutions de la table ronde sur le secteur de la santé tenue en 1990 qui recommande, parmi les grandes orientations, le développement de ce sous-secteur. |